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Précautions standard : les fondamentaux pour prévenir les infections associées aux soins

Gestion des risques
14/1/2026
15 minutes
Une professionnelle de santé porte un masque et se lave soigneusement les mains au lavabo dans un environnement de soins.Une professionnelle de santé porte un masque et se lave soigneusement les mains au lavabo dans un environnement de soins.

La prévention des infections associées aux soins repose sur un principe : les précautions standard.  Elles constituent le socle commun des pratiques d’hygiène à appliquer pour tout soin, en tout lieu, par tout professionnel, quel que soit le statut infectieux de la personne prise en charge.

Cet article propose un tour d’horizon des précautions standard, à partir des recommandations de la Société française d'hygiène hospitalière (SF2H), 

Il a été relu et validé par Mélanie Brillet, formatrice et consultante experte en Hygiène et Qualité au centre AFH, afin de garantir la fiabilité des informations et leur adéquation avec les pratiques professionnelles actuelles.

Que sont les précautions standard ?

Les précautions standard correspondent à un ensemble de mesures d’hygiène destinées à prévenir la transmission croisée d’agents infectieux lors de toute activité de soins ou d’accompagnement.

Elles doivent être appliquées :

  • pour tout patient ou usager
  • quel que soit son statut infectieux connu ou supposé
  • par l’ensemble des professionnels
  • dans tous les secteurs : établissements de santé, établissements et services médico-sociaux, soins de ville.

Autrement dit, les précautions standard ne sont pas conditionnées à un diagnostic : elles s’appliquent systématiquement, dès lors qu’un soin ou un accompagnement est réalisé.

Un principe clé : le risque infectieux est permanent

Les précautions standard reposent sur un principe de prévention universelle : toute personne est potentiellement colonisée ou infectée par des micro-organismes pouvant se transmettre lors des soins.

Cette approche permet :

  • de ne pas attendre l’apparition de symptômes ou de résultats biologiques
  • d’adopter des pratiques homogènes et sécurisées
  • de protéger à la fois les personnes accompagnées, les patients et les professionnels.

Un cadre structurant pour les pratiques professionnelles

Les précautions standard couvrent l’ensemble des situations de soins et d’accompagnement du quotidien. Elles intègrent notamment :

  • Hygiène : cheveux attachés
  • Hygiène des mains
  • Utilisation adaptée des équipements de protection individuelle (tenue, gants, tablier…)
  • Hygiène respiratoire
  • Gestion des excreta
  • Gestion de l’environnement, du matériel, du linge et des déchets
  • Prévention des AES

L’hygiène des mains : le pilier des précautions standard

Les mains constituent le principal vecteur de transmission des micro-organismes lors des soins et de l’accompagnement. 

Elles sont en contact direct avec les patients, les surfaces, les dispositifs médicaux et l’environnement proche. Sans hygiène adaptée, elles deviennent un réservoir et un moyen de diffusion des agents infectieux.

C’est pourquoi l’hygiène des mains occupe une place centrale dans les précautions standard. Elle concerne : les professionnels, les patients et résidents, les aidants, les familles et les visiteurs.

Autrement dit, toute personne entrant en contact avec un patient ou son environnement est concernée.

Les prérequis indispensables à une hygiène des mains efficace

Avant même de réaliser une friction ou un lavage, certaines conditions doivent être réunies. Sans ces prérequis, l’hygiène des mains devient partiellement inefficace.

Les bonnes pratiques reposent sur :

  • des avant-bras dégagés
  • l’absence de bijoux (bagues, alliances, montres, bracelets)
  • des ongles courts, sans vernis ni faux ongles.

Les bijoux, les ongles longs ou artificiels constituent de véritables réservoirs de micro-organismes, difficiles à désinfecter, même avec des produits adaptés. Leur présence compromet l’efficacité de toute technique d’hygiène des mains.

Hygiène des mains en santé

Quand réaliser une hygiène des mains ?

Les précautions standard s’appuient sur des moments clés où l’hygiène des mains est indispensable.
Les recommandations internationales identifient 5 indications majeures, auxquelles s’ajoutent des situations du quotidien professionnel :

  • avant tout contact avec le patient ou la personne accompagnée
  • avant un geste aseptique
  • après un risque d’exposition à un liquide biologique
  • après un contact avec le patient ou le résident 
  • après un contact avec l’environnement du patient ou du résident

À cela s’ajoutent notamment :

  • à l’arrivée dans le service
  • avant et après le port d’équipements de protection individuelle
  • avant et après les repas, les pauses ou le passage aux toilettes.

Friction hydro-alcoolique ou lavage au savon : comment choisir ?

La friction hydro-alcoolique (FHA) est la technique de référence pour l’hygiène des mains en situation de soins. Elle est privilégiée car elle est :

  • plus efficace pour inactiver les micro-organismes
  • mieux tolérée par la peau
  • facilement accessible au plus près des soins.

Le lavage au savon doux reste indiqué dans des situations spécifiques :

  • Mains visiblement souillées
  • Mains lésées
  • Gestes de la vie courante (toilettes, repas)
  • Après des soins auprès de patients infectés à Clostridioides difficile (auparavant appelé Clostridium difficile) ou porteurs de la gale.

En dehors de ces situations, la friction hydro-alcoolique doit être privilégiée.

Sur le terrain, des affiches distinctes rappellent ces indications et sont généralement positionnées à proximité des lavabos ou des points d’hygiène, afin d’aider les professionnels à adopter le bon réflexe au bon moment.

Bonnes pratiques et erreurs à éviter

Pour être efficace, la friction hydro-alcoolique doit respecter quelques règles simples mais essentielles :

  • Utiliser un volume suffisant de produit (voir la fiche technique du produit)
  • Frictionner l’ensemble des surfaces des mains et des poignets
  • Respecter le temps de friction jusqu’à pénétration complète (comme s’il s’agissait d’une crème)
  • Appliquer la technique complète, sans raccourcis.

À l’inverse, certaines pratiques sont à proscrire :

  • Porter des gants à la place de l’hygiène des mains
  • Enchaîner les soins sans friction entre deux résidents/ patients
  • Négliger l’hygiène des mains après le retrait des gants.

L’hygiène des mains reste indispensable avant et après le port de gants : les gants ne remplacent jamais une friction hydro-alcoolique.

Les équipements de protection individuelle (EPI)

Les équipements de protection individuelle (EPI) ont pour objectif de protéger les professionnels contre le risque d’exposition aux micro-organismes, notamment lors de contacts avec des liquides biologiques, des muqueuses, une peau lésée ou en cas de projections.

Les EPI constituent des éléments barrières : ils complètent l’hygiène des mains, sans jamais s’y substituer. 

Une tenue professionnelle adaptée : un prérequis indispensable

Le port des EPI s’inscrit dans un cadre plus large : celui de la tenue professionnelle. Pour être efficace, cette tenue doit être :

  • Portée sans dérive
  • Dédiée à l’activité professionnelle
  • Confortable et adaptée aux soins réalisés
  • À manches courtes
  • Sans vêtements personnels visibles ou portés par-dessus.

Elle doit être changée quotidiennement, et chaque fois qu’elle est souillée, et son entretien relève de la responsabilité de l’employeur. Une tenue inadaptée ou insuffisamment entretenue constitue un facteur de risque de transmission.

Quand porter des EPI ?

Le port d’EPI est indiqué dès lors qu’il existe :

  • un risque de contact avec des liquides biologiques
  • un risque de projection ou aérosolisation
  • un contact avec des muqueuses ou une peau lésée
  • ou dans le cadre de précautions complémentaires.

Les principaux EPI utilisés dans les précautions standard sont :

  • les gants
  • les tabliers ou surblouses
  • les masques à usage médical
  • les lunettes de protection ou visières.

Le choix de l’EPI doit toujours être adapté au soin réalisé et au niveau de risque identifié.

Le port de gants : indications et bon usage

Les gants sont indiqués dans des situations précises :

  • Lésions cutanées des mains du professionnel
  • Soins exposant à un contact avec du sang ou des liquides biologiques
  • Contact avec des muqueuses ou une peau lésée
  • Soins présentant un risque de piqûre ou de coupure
  • Soins d'application de certaines crèmes.

Ils doivent être :

  • Enfilés juste avant le geste
  • Retirés immédiatement à la fin du soin
  • Changés entre deux résidents/patients
  • Éliminés dans la filière adaptée.

En revanche, le port de gants n’est pas recommandé :

  • pour les soins sur peau saine
  • dans les couloirs ou hors situation de soin.

Attention aux mésusages : un faux sentiment de sécurité

Un port de gants pas à bon escient peut devenir contre-productif. Les gants se contaminent au cours des soins et, s’ils sont mal utilisés, ils favorisent le gant-portage.

Ils peuvent également induire un faux sentiment de sécurité, au détriment de l’hygiène des mains. Il est donc impératif de réaliser une friction hydro-alcoolique avant et après le port de gants.

À noter : les gants ne peuvent pas être désinfectés. L’utilisation de solutions hydro-alcooliques sur les gants altère leur structure et réduit leur efficacité.

Protection de la tenue et du visage : adapter selon le soin

La protection de la tenue (tablier, surblouse) est indiquée lors de soins :

  • Souillants ou mouillants
  • Exposant à un risque de projection de liquides biologiques.

Elle doit être :

  • Mise juste avant le soin
  • Retirée immédiatement après la séquence de soins
  • Jetée entre deux résidents/patients
  • Jamais réutilisée.

La protection du visage (masque, lunettes, visière) est indispensable en cas de risque de projection ou d’aérosolisation vers les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux, notamment lors de la vidange de poches ou de bocaux. Elle est également indiquée auprès d’un résident qui tousse ou en cas de patient agité ou désorienté.

Les dispositifs de protection du visage doivent être désinfectés après usage (avec des lingettes désinfectantes ou en immersion) lorsqu’ils sont réutilisables.

L’hygiène respiratoire

L’hygiène respiratoire vise à interrompre la chaîne de transmission des micro-organismes émis par les voies respiratoires lors de la toux, des éternuements ou de la parole, et à limiter la contamination de l’environnement.

Les gouttelettes respiratoires peuvent contaminer : les mains, les surfaces, l’environnement proche et, indirectement, d’autres personnes.

Les mesures essentielles à appliquer

L’hygiène respiratoire repose sur plusieurs actions :

  • Port d’un masque à usage médical pour toute personne présentant des symptômes respiratoires
  • Utilisation de mouchoirs à usage unique pour couvrir le nez et la bouche lors de la toux ou des éternuements,ou, à défaut, éternuer dans le pli du coude
  • Hygiène des mains systématique après contact avec des sécrétions respiratoires ou des objets potentiellement contaminés
  • Éviter de toucher les muqueuses (yeux, nez, bouche) avec des mains non désinfectées.

Le port du masque : bonnes pratiques

Le masque à usage médical a un double objectif :

  • Retenir les gouttelettes émises par la personne qui le porte
  • Protéger les muqueuses du porteur contre les projections.

Pour être efficace, il doit :

  • Recouvrir le nez, la bouche et le menton
  • Être manipulé avec des mains propres
  • Être porté pour une durée maximale de 4 heures en continu
  • Ne pas être repositionné ni réutilisé.

Une hygiène des mains est indispensable avant et après toute manipulation du masque.

Un levier collectif de prévention

L’hygiène respiratoire ne repose pas uniquement sur les professionnels. Elle s’inscrit dans une démarche collective, qui passe aussi par :

  • La mise à disposition de masques et de solutions hydro-alcooliques
  • L'affichage de messages de prévention dans les lieux stratégiques
  • L’information des patients, résidents et visiteurs.

Ces mesures contribuent à instaurer une culture partagée de prévention, essentielle pour limiter les transmissions croisées.

La gestion des excreta

Les excreta regroupent l’ensemble des substances rejetées hors de l’organisme, notamment : les matières fécales, les urines, les vomissures et les expectorations.

Ils constituent un réservoir important de micro-organismes, en particulier les matières fécales, qui contiennent de très grandes quantités de bactéries issues du tube digestif. Leur manipulation expose donc à un risque élevé de transmission fécale-orale.

Des risques multiples lors des soins de nursing

Lors des soins impliquant des excreta (toilette, change, vidange de bassins ou d’urinaux), plusieurs risques sont identifiés :

  • Éclaboussures et aérosols
  • Contamination des mains et de la tenue des professionnels
  • Contamination de l’environnement
  • Transmission indirecte aux autres patients ou résidents.
Les soins de nursing : les bons réflexes

Les mesures de prévention à appliquer systématiquement

La prévention repose sur plusieurs mesures complémentaires :

  • Port d’équipements de protection individuelle adaptés (gants, tablier)
  • Hygiène des mains rigoureuse, avant et après les soins
  • Entretien régulier de l’environnement proche et des dispositifs médicaux
  • Utilisation de bassins et urinaux en bon état, avec couvercle
  • Abattant abaissé avant de tirer la chasse d’eau afin de limiter les projections.

Certaines pratiques sont à proscrire :

  • Les procédures manuelles de vidange
  • La vidange des bassins ou urinaux dans les toilettes des résidents/ patients
  • L’utilisation de douchettes pour le nettoyage des bassins urinaux.

Adapter les pratiques selon les équipements disponibles

Les modalités de gestion des excreta dépendent des équipements présents dans l’établissement ou le service.

En présence d’un lave-bassin :

  • Acheminer le bassin avec son couvercle jusqu’au local dédié
  • Déposer le bassin plein directement dans le lave-bassin.

En l’absence de lave-bassin :

  • Procéder à un bionettoyage du bassin après chaque utilisation, selon les protocoles en vigueur
  • Utiliser des sacs protecteurs de bassin en priorité dans les situations à risque infectieux (car sinon trop coûteux).

Lorsque ni lave-bassin ni sac protecteur ne sont disponibles :

  • La vidange peut être réalisée dans un vidoir ou des toilettes réservées à cet usage, selon les procédures en vigueur 
  • en EHPAD cette option n’est pas possible.

Modèle à télécharger
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La gestion de l’environnement et du matériel

L’environnement de soins joue un rôle majeur dans la transmission des micro-organismes. Les surfaces, le matériel et les dispositifs médicaux peuvent devenir des réservoirs microbiens s’ils ne sont pas entretenus de manière adaptée.

La gestion de l’environnement vise trois objectifs principaux :

  • éliminer les salissures visibles
  • réduire la charge microbienne
  • prévenir les transmissions croisées entre patients, résidents et professionnels.

Le bionettoyage : un acte de prévention à part entière

Le bionettoyage associe un nettoyage et, si nécessaire, une désinfection des surfaces.
Il doit être réalisé :

  • Régulièrement
  • Dès l’apparition de souillures
  • Avant et après certains soins

Attention : le bionettoyage est obligatoire entre deux résidents/ patients.

Quelques principes fondamentaux doivent être respectés :

  • Procéder du plus propre vers le plus sale
  • Ne jamais replonger une lavette utilisée dans le contenant de produit
  • Effectuer un dépoussiérage humide avant le bionettoyage des sols
  • Terminer obligatoirement par les chambres ou zones relevant de précautions complémentaires.

Choisir et utiliser les bons produits

La gestion de l’environnement repose sur l’utilisation de produits adaptés aux objectifs recherchés : détergents, désinfectants, détergents-désinfectants, produits détartrants.

L’efficacité du bionettoyage dépend du respect strict des conditions d’utilisation :

  • Dosage du produit
  • Temps de contact.

Gestion des dispositifs médicaux

Les dispositifs médicaux doivent être entretenus selon leur niveau de criticité et les recommandations associées. Quelques principes clés s’appliquent :

  • Ne jamais réutiliser un dispositif à usage unique
  • Nettoyer et désinfecter le matériel immédiatement après utilisation
  • Utiliser des produits adaptés et conformes aux normes
  • Désinfecter les dispositifs médicaux entre deux résidents/patients.

Pour le petit matériel (tensiomètres, lecteurs de glycémie, stéthoscopes, plateaux de soins…), le nettoyage et la désinfection peuvent être réalisés à l’aide de lavettes imprégnées, de sprays, de lingettes ou en immersion, selon les procédures en place.

La gestion du linge 

La gestion du linge et des déchets fait partie intégrante des précautions standard. Une manipulation inadaptée peut favoriser la dispersion des micro-organismes dans l’environnement et exposer les professionnels, les patients ou les résidents à un risque infectieux.

Toute manipulation de linge, qu’il soit propre ou souillé, doit respecter des règles strictes.

Pour le linge propre :

  • Une hygiène des mains préalable est indispensable
  • Le linge doit être stocké dans des zones dédiées, à l’abri des contaminations.

Pour le linge souillé :

  • Porter des gants et un tablier lors de la manipulation
  • Éviter tout contact entre le linge souillé et la tenue professionnelle
  • Manipuler le linge avec précaution, sans le secouer, afin de limiter la dissémination des micro-organismes
  • Évacuer le linge au plus près du soin, selon la filière prévue.

Le linge souillé ne doit pas être stocké dans la chambre ou la salle de bain du patient / du résident ou dans des zones non dédiées. Les circuits du linge propre et du linge sale doivent être clairement séparés, avec des locaux et des équipements adaptés.

Organisation et circuits : un point de vigilance

Les sacs de linge souillé doivent être :

  • Déposés dans des conteneurs ou chariots dédiés
  • Évacués selon les procédures établies
  • Stockés dans des locaux réservés, régulièrement bionettoyés.

Cette organisation permet de sécuriser les flux et de limiter les contaminations croisées au sein des établissements et services.

La gestion des déchets : un tri à la source indispensable

Les déchets issus des activités de soins doivent être triés dès leur production, en fonction de leur nature et de leur niveau de risque.

On distingue notamment :

  • Les déchets assimilés aux ordures ménagères
  • Les déchets d’activités de soins à risques infectieux
  • Les déchets piquants, coupants ou tranchants
  • Les déchets présentant des risques chimiques ou toxiques.

Le respect des filières spécifiques repose sur :

  • L’utilisation de conditionnements normés
  • L’évacuation des déchets au plus près du soin
  • L’interdiction de stockage prolongé dans les chambres ou les zones de soins.

Protéger les professionnels lors de la manipulation des déchets

La manipulation des déchets de soins impose :

  • Le port de gants et d’un tablier en cas de déchets souillés
  • Une hygiène des mains systématique.

Prévenir les accidents d’exposition au sang (AES)

Les accidents d’exposition au sang (AES) correspondent à tout contact avec du sang ou un liquide biologique potentiellement contaminant, survenant lors :

  • d’une effraction cutanée (piqûre, coupure)
  • d’une projection sur une muqueuse (œil, bouche)
  • d’un contact avec une peau lésée.

Sont également assimilés aux AES les accidents impliquant d’autres produits biologiques considérés comme à risque, même en l’absence de sang visible.

Ces situations exposent les professionnels à des agents infectieux, notamment les virus des hépatites et le VIH, et nécessitent une prévention rigoureuse au quotidien.

Les mesures de prévention à appliquer au quotidien

La prévention des AES repose sur l’application rigoureuse des précautions standard, notamment :

  • Une hygiène des mains systématique, en particulier après le retrait des gants
  • Le port de gants en cas de contact avec des liquides biologiques ou de peau lésée,
  • Le port d’une protection du visage en cas de risque de projection
  • L’utilisation de dispositifs médicaux sécurisés
  • La formation des professionnels à l’utilisation de ces dispositifs.

Certaines pratiques sont strictement proscrites :

  • Recapuchonner une aiguille après usage
  • Déposer temporairement du matériel piquant ou tranchant
  • Laisser du matériel souillé à portée de main.

Les objets piquants, coupants ou tranchants doivent être éliminés immédiatement après usage, par la personne qui les a utilisés, dans des collecteurs adaptés, accessibles et correctement montés.

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Gregory Cousyn
Directeur Qualité et services clients
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