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Recueil du point de vue de l'enfant : décryptage du guide HAS

Démarche qualité
22/9/2026
10 minutes
Une petite fille assise à une table, pointe le doigt en s'exprimant face à une adulte qui l'écoute attentivement, dans une pièce lumineuse.Une petite fille assise à une table, pointe le doigt en s'exprimant face à une adulte qui l'écoute attentivement, dans une pièce lumineuse.

En résumé :

  • La Haute Autorité de Santé définit le point de vue de l'enfant comme son vécu et sa manière de vivre l'accompagnement.
  • Publié en juillet 2026, ce guide s'organise en sept axes : finalités, conditions, méthodes, organisation, thématiques, vigilances et effets attendus.
  • Il s'adresse aux professionnels de la petite enfance et de la protection de l'enfance.

Selon la Haute Autorité de santé, le point de vue de l'enfant désigne à la fois ce qu'il vit et la manière dont il vit son accompagnement. 

Recueillir et prendre en compte ce point de vue, c'est reconnaître l'individualité de l'enfant ainsi que la légitimité de son vécu et de son ressenti, dès la naissance.

Publié en juillet 2026, le guide de la HAS propose aux professionnels des repères concrets pour mettre en œuvre cette démarche. 

Dans cet article de décryptage, découvrez ses fondements, ses méthodes et ses conditions de réussite.

Pourquoi recueillir le point de vue des enfants de la naissance à 6 ans ?

Cette démarche s'appuie à la fois sur un cadre juridique et sur des bénéfices pour l'ensemble des acteurs de l'accompagnement.

Un droit reconnu par la CIDE et le CASF

Dès la naissance, les enfants expriment leurs besoins, leurs intentions et leurs préférences à travers leur langage corporel, leur langage oral et leurs interactions avec l'environnement. Recueillir ce point de vue, c'est reconnaître leur individualité et la légitimité de leur vécu.

Cette démarche s'appuie sur trois piliers :

Un droit international : la Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE, art. 12) 

Ce droit garantit à tout enfant, quel que soit son âge, le droit de s'exprimer dans les décisions qui le concernent. Les Observations générales n° 7 et n° 12 précisent que ce droit s'applique aussi aux très jeunes enfants, y compris par des formes de communication non verbales.

Un cadre national : l'article L311-3 du CASF 

Ce cadre impose une prise en charge individualisée et adaptée à l'âge. Le consentement éclairé de l'enfant doit systématiquement être recherché dès qu'il est apte à exprimer sa volonté ; à défaut, celui de son représentant légal est recueilli, en tenant compte de son avis.

Une exigence éthique 

L'âge et la maturité d'un enfant ne peuvent jamais justifier son exclusion des processus décisionnels qui le concernent.

Cette démarche s'appuie sur la notion d'agentivité : la capacité de l'enfant à agir de façon intentionnelle sur lui-même, les autres et son environnement. Elle n'est pas automatique, elle se construit dans la relation avec un cadre matériel et humain adapté.

Les bénéfices pour l'enfant, les familles et les professionnels

Le recueil du point de vue de l'enfant produit des effets positifs pour l'ensemble des acteurs concernés.

  • Pour l'enfant : reconnaissance comme personne à part entière, renforcement de la dignité, de l'estime de soi et de la sécurité affective, soutien au développement global, au bien-être et aux apprentissages.
  • Pour les familles : meilleure compréhension et accompagnement des expériences de leur enfant au quotidien.
  • Pour les professionnels : accès à des données précieuses pour ajuster l'accompagnement, développement de l'empathie et de la réflexion collective pluriprofessionnelle, amélioration continue des pratiques.
  • Pour l'organisation : harmonisation des pratiques, renforcement de l'inclusion, meilleure cohérence entre les structures. Le recueil du point de vue de l'enfant constitue d'ailleurs un élément central du processus d'évaluation des ESSMS.

Quelles conditions pour un recueil réussi ?

Au-delà des outils, c'est avant tout le cadre et la posture des professionnels qui déterminent si l'enfant pourra s'exprimer librement.

Créer un cadre sécurisant et respecter les rythmes de l'enfant

Recueillir l'expression des jeunes et très jeunes enfants nécessite un cadre intentionnel, attentif aux dimensions spatiales, temporelles et relationnelles de l'échange. 

Il s'agit d'offrir un espace sécurisant, du temps suffisant et une relation de confiance qui permettent à l'enfant de s'exprimer à son rythme, sans pression.

Quelques principes clés à respecter :

  • Adapter l'environnement : aménager des espaces familiers, sécurisants et chaleureux, en cohérence avec les besoins des enfants.
  • Installer une relation de confiance : écouter activement, s'adapter aux besoins de l'enfant et reconnaître ses compétences.
  • Respecter le silence et la non-participation : le choix de ne pas s'exprimer ou de se mettre en retrait doit être respecté au même titre qu'une parole.
  • Privilégier le "temps étiré" : accorder un temps suffisant, sans interrompre le jeu ou l'exploration autonome de l'enfant.
  • S'inscrire dans la durée : organiser un recueil régulier et répété plutôt que ponctuel, en variant les moments et les modalités.

Bon à savoir

L'expression d'un enfant émerge souvent dans des moments spontanés et informels, parfois auprès de professionnels qui ne font pas partie de l'équipe éducative (un agent de cuisine, un chauffeur de transport adapté). D'où l'intérêt d'une vigilance constante à ces opportunités, plutôt que de s'en tenir à des temps dédiés et formalisés.

Consentement et assentiment : ce qu'il faut vérifier

Deux notions sont à distinguer avant tout recueil :

  • Le consentement est l'accord libre et éclairé recherché auprès de toute personne en capacité d'exprimer sa volonté, y compris un mineur, conformément aux dispositions du CASF. À défaut, le consentement des représentants légaux est recueilli, en tenant compte de l'avis de l'enfant.
  • L'assentiment désigne l'accord personnel de l'enfant, au-delà de sa seule capacité juridique à consentir. Il implique de l'informer avec des mots adaptés à son âge et de porter une attention continue à ses manifestations d'adhésion ou de refus, y compris non verbales.

Pour s'assurer de l'assentiment de l'enfant, il convient de :

  • Expliquer la démarche avec un support adapté à son âge (visuels, livres illustrés, mises en situation) 
  • Permettre l'exercice du droit de retrait à tout moment 
  • Considérer l'accord comme un processus continu, en s'assurant régulièrement du souhait de participation de l'enfant 
  • Offrir un cadre éthique sécurisé, sans pression ni attente implicite
  • Observer attentivement les signes de fatigue ou d'inconfort, verbaux ou non verbaux (silence, retrait, agitation).

Quelles méthodes pour recueillir le point de vue des jeunes enfants ?

Donner à l'enfant la possibilité de s'exprimer ne se limite pas à lui poser des questions : il s'agit de lui offrir plusieurs façons de le faire, verbales ou non.

Le guide HAS invite à s'appuyer sur les « 100 langages » de l'enfant (l'ensemble des moyens par lesquels il s'exprime, dialogue et fait l'expérience du monde). Une attention particulière est nécessaire pour les enfants en situation de bilinguisme, de handicap ou en difficulté d'expression verbale en français, en recourant si besoin à la langue des signes ou aux pictogrammes.

Observation, entretiens et jeux médiatisés

  • L'observation rend perceptible la perspective de l'enfant sans sollicitation directe. Elle peut être narrative (décrire à voix haute ce que fait l'enfant), ciblée (suivre régulièrement un même enfant) ou porter sur le retrait relationnel. Elle s'appuie sur des outils partagés (carnets, grilles d'observation) qui permettent l'analyse collective et sécurisent les pratiques.
  • Les entretiens et conversations, individuels ou collectifs, formels ou informels, permettent de recueillir des opinions authentiques grâce à des questions ouvertes.
  • Les jeux médiatisés (marionnettes, jeux de rôle, figurines, jeu dans le sable) favorisent l'expression émotionnelle et la projection symbolique.
  • Les systèmes de communication (langue des signes française (LSF), langage des signes pour bébés, pictogrammes) améliorent la communication, en particulier pour un enfant en difficulté d'expression verbale ou en situation de handicap.

Arts, photographie et supports narratifs

  • Les arts et la création (dessin, bricolage, sculpture) permettent de raconter une expérience, notamment via la méthode « Dessine, écris et raconte ».
  • La photographie et la vidéo (photo-voix, photo-élicitation) aident l'enfant à documenter son environnement et à le commenter à travers ses propres choix de cadrage.
  • Les supports narratifs et interactifs (albums jeunesse, livres personnalisés) font de l'enfant le protagoniste de son propre récit.
  • Les cartes (cartes émotions, cartes « j'aime / je n'aime pas ») simplifient la communication des préférences, en particulier chez les plus jeunes.

Le recueil à grande échelle : questionnaires et dispositifs territoriaux

Il est aussi possible d'envisager un recueil de données à grande échelle, de type quantitatif, pour mieux connaître les besoins des enfants à l'échelle d'un territoire et éclairer des décisions ou politiques publiques. 

Trois exemples illustrent cette approche :

  • Un questionnaire en ligne pour les 4-6 ans, conçu pour guider une conversation individuelle avec un professionnel sur l'amitié, le bien-être et la participation.
  • Un questionnaire en ligne ludique pour les 5-6 ans, à la manière d'un jeu vidéo où l'enfant choisit un personnage.
  • Un questionnaire papier visuel pour les 4 ans, où l'enfant entoure des smileys pour exprimer son bien-être.
Type de techniqueVerbale ou non verbale ?AvantagesExemples
Arts et créationVerbale et non verbalePermet de raconter l'expérience ; multimodalité visuel / verbal / corporelDessin, bricolage, sculpture, méthode « Dessine, écris et raconte » (Draw, Write and Tell)
Entretiens et conversationsVerbalePermet de recueillir des opinions authentiques et de stimuler la parole selon le confort de l'enfantIndividuels ou collectifs, formels ou informels, questions ouvertes ou à la 3e personne
Exploration de l'espaceVerbale et non verbaleL'enfant devient acteur de la représentation de son environnement et de ses expériencesCartographie, parcours commentés, visites guidées par l'enfant
Jeux médiatisésVerbale et non verbaleFavorise l'expression émotionnelle et la projection symboliqueMarionnettes, jeux de rôle, figurines, jeu dans le sable, jeux de société
Médiatisations par cartesNon verbaleSimplifie la communication des préférencesCartes « j'aime / je n'aime pas », cartes émotions, émojis
ObservationVerbale et non verbaleRend perceptible la perspective de l'enfantObservation narrative, observation de l'appropriation de l'espace et du corps, observation ciblée, observation du retrait relationnel
Photographie et vidéoVerbale et non verbaleAide à documenter l'environnement et à raconter à travers les choix et perspectives de l'enfantPhoto-voix, photo-élicitation, vidéos commentées par l'enfant
Supports narratifs et interactifsVerbale et non verbaleL'enfant devient le protagoniste de son récitAlbums jeunesse, livres personnalisés, histoires à compléter, non-fiction narrative interactive
Systèmes de communicationNon verbaleAméliore la communicationLangue des signes (LSF), pictogrammes utilisés en parlant à l'enfant
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Comment organiser le recueil et quelles vigilances respecter ?

Le recueil ne peut reposer sur des éléments ponctuels : il doit s'inscrire dans un cadre structuré, porté collectivement par l'institution.

Qui doit recueillir le point de vue de l'enfant ?

Avant toute démarche, il est utile d'identifier en amont :

  • Qui propose la démarche à l'enfant
  • Qui recueille son point de vue
  • Qui en prend connaissance
  • Ce qui pourra être partagé ou transmis, et à qui
  • Comment un retour sera fait à l'enfant.

Le recueil peut être confié à deux profils :

  • Un professionnel proche de l'enfant : il favorise un climat de confiance, particulièrement utile pour les très jeunes enfants dont l'expression nécessite de bien connaître leurs repères et leurs signaux.
  • Une personne extérieure : à privilégier quand la relation existante risque d'influencer l'expression de l'enfant. Un tiers formé peut alors libérer la parole et renforcer la neutralité du recueil.

Il peut aussi être utile d'associer des pairs-aidants ou des membres d'associations d'usagers de la protection de l'enfance à la démarche.

Point de vigilance : parents, responsables légaux ou hiérarchie peuvent, consciemment ou non, influencer l'accès à l'expression de l'enfant. Anticiper ce risque permet de préserver un cadre neutre.

Si l'enfant révèle une situation de danger : au cours du recueil, l'enfant peut exprimer des propos relevant d'un danger ou d'un risque de danger. Cette expression doit être accueillie et prise en charge par les professionnels, avec des réponses proportionnées et conformes au cadre juridique.

Croiser les regards grâce à la triangulation

Croiser les regards, c'est ce qu'on appelle la triangulation. Elle permet de :

  • Repérer les points de convergence et de divergence de perception ;
  • Valoriser l'expertise de chaque acteur (professionnels, parents, entourage).

Le regard des parents reste un apport complémentaire précieux pour mieux comprendre l'enfant et son contexte. Mais il ne remplace jamais l'expression propre de l'enfant, qui doit rester centrale. Le regard des adultes ne doit ni faire écran, ni servir de miroir à l'expression de l'enfant.

Exemple 

Développée par Alison Clark, l'approche mosaïque combine plusieurs méthodes (dessin, photo, jeux de rôle, observations, entretiens) pour recueillir le point de vue des jeunes enfants. Chaque méthode forme une pièce du puzzle et révèle un aspect de ce que l'enfant pense, ressent ou vit.

Quelles thématiques explorer avec l'enfant ?

La démarche ne vise pas à explorer systématiquement toutes les dimensions de la vie de l'enfant : les thématiques sont à sélectionner selon les situations et les objectifs. 

Le guide HAS en identifie huit, à titre d'exemples :

  • Communication et interactions : moments de jeu, interactions entre enfants, qualité du lien avec les adultes et la fratrie.
  • Émotions et bien-être : expressions émotionnelles, sécurité affective, régulation (pleurs, auto-apaisement, recherche de réconfort).
  • Espaces : interactions avec l'environnement, sentiment de sécurité lié aux lieux.
  • Expériences et vécu : événements marquants, expériences positives ou négatives, notion de mise en danger.
  • Identité et autonomie : expression et estime de soi, degré d'autonomie dans les gestes du quotidien.
  • Préférences et choix : jeux, objets, centres d'intérêt, acceptations et refus.
  • Représentations et opinions : compréhension du monde social et éducatif, perspectives d'avenir.
  • Vie quotidienne, motricité et activités : routines, jeux, loisirs, participation.

Vigilances : déséquilibres de pouvoir, biais et instrumentalisation de la parole

Recueillir l'expression des jeunes enfants engage une posture professionnelle et une exigence éthique qui dépassent la seule question des outils.

  • Déséquilibres de pouvoir : ils existent entre l'adulte et l'enfant, mais aussi entre enfants. Un élément non verbal ou médiatisé s'interprète toujours avec prudence, idéalement en équipe. Aucune méthode ne donne accès à une « voix authentique » hors contexte.
  • Qualité de la participation : le recueil n'est pas une simple consultation symbolique. La parole de l'enfant ne doit jamais être instrumentalisée à des fins institutionnelles. Un silence ou un refus ne signifie pas forcément une absence de point de vue : il peut traduire un besoin de sécurité, ou simplement le mauvais moment.
  • Effets indésirables à anticiper : fatigue, sur-sollicitation, conflit de loyauté, sentiment d'être observé. Une démarche mal calibrée peut produire ces effets, mieux vaut les anticiper en amont.
  • Biais d'interprétation : chez le jeune enfant, un « oui » par imitation ou pour faire plaisir n'est pas un assentiment réel. Varier les modes d'expression et privilégier les questions ouvertes limite ce biais.

Au-delà de l'accord formel, l'enjeu est de créer un cadre sûr où toute forme d'expression est possible pour l'enfant, et où il sent que ce qu'il montre sera réellement pris en compte.

Comment transformer le recueil en évolution réelle des pratiques ?

Recueillir la parole de l'enfant n'a de sens que si elle produit des effets concrets, visibles et suivis dans le temps.

Former les équipes et organiser un retour à l'enfant

  • Former et accompagner les équipes au recueil, à la compréhension et à la valorisation de l'expression des enfants.
  • Adapter les modalités de recueil et de restitution à l'âge, aux capacités et aux modes d'expression de chaque enfant.
  • Impliquer les enfants et les professionnels à chaque étape de la démarche et, quand c'est possible, les parents et l'entourage.
  • Garantir un retour clair et rapide sur les suites données à l'expression des enfants, y compris lorsqu'une proposition ne peut pas être retenue.
  • Prévoir des restitutions adaptées aux enfants, avec des supports accessibles (visuels, temps d'échange, affichages), pour maintenir le sens de la démarche.

Documenter les évolutions de pratiques

  • Assurer un suivi dans le temps des pratiques, pour observer leurs ajustements, leur stabilisation ou leurs limites.
  • Organiser des temps de bilan participatif, pour ajuster collectivement les actions engagées.
  • Rendre compte régulièrement des adaptations réalisées, en interne comme auprès des partenaires institutionnels.
  • Documenter les évolutions engagées, par exemple via un plan d'actions dédié, pour rendre visible le lien entre l'expression de l'enfant, les décisions prises et les changements concrets.

Conçus ainsi, le recueil et la prise en compte du point de vue des enfants s'inscrivent dans un processus continu, relationnel, pour devenir un véritable levier de transformation des pratiques.

Donner une vraie place à la voix des enfants est une démarche vivante, appelée à évoluer avec les pratiques professionnelles et les prochaines recommandations. Pour ne manquer aucune actualité sur la qualité de l'accompagnement en ESSMS, inscrivez-vous à la newsletter Qualineo.

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le point de vue de l'enfant selon la HAS ?

Le point de vue de l'enfant, selon la HAS, désigne à la fois ce que l'enfant vit et la manière dont il vit son accompagnement. Il s'exprime aussi bien par des mots que par le langage corporel, les gestes ou les interactions avec l'environnement, et ne peut être assimilé à celui d'un adulte.

À partir de quel âge un enfant peut-il exprimer son point de vue ?

Un enfant peut exprimer son point de vue dès la naissance. La Convention internationale des droits de l'enfant (CIDE, art. 12) garantit ce droit à tout enfant, quel que soit son âge, y compris via des formes de communication non verbales. Il ne s'agit donc pas d'un seuil d'âge, mais d'adapter les méthodes au développement de chaque enfant.

Quelle différence entre consentement et assentiment de l'enfant ?

La différence entre consentement et assentiment de l'enfant tient à qui en est à l'origine. 

Le consentement est l'accord libre et éclairé recherché dès que l'enfant est apte à exprimer sa volonté ; à défaut, celui de son représentant légal est recueilli, en tenant compte de son avis. 

L'assentiment, lui, désigne l'accord personnel de l'enfant lui-même, au-delà de sa capacité juridique à consentir : il repose sur une information adaptée à son âge et une attention continue à ses signes d'adhésion ou de refus.

Qui doit recueillir le point de vue de l'enfant en établissement ?

Le point de vue de l'enfant peut être recueilli, en établissement, par un professionnel proche de lui, ce qui favorise la confiance, ou par une personne extérieure formée lorsque la relation existante risque d'influencer son expression. 

Le choix dépend du contexte et gagne à être anticipé collectivement au sein de l'organisation.

Gregory Cousyn
Directeur Qualité et services clients
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